Yawara ! tome 1

Le manga du vendredi #6

Ecoutes moi bien, Yawara !! Tu es destinée à devenir un des piliers de la prochaine génération de judokas !! Mais ça doit rester secret !

Yawara ! tome 1, Naogi Urasawa

C’est l’histoire de …

Yawara, 16 ans. Yawara est entrainée au judo depuis sa plus tendre enfance par son grand-père, le fabuleux judoka 7ème dan Jigoro Inokuma. Elle s’avère très douée et son entraineur de grand-père nourrit de grandes ambitions pour elle. Rien moi que la médaille d’or aux jeux olympiques de 1992 et le prix d’honneur de la nation. Mais Yawara, elle, ne rêve que d’une chose. Etre une fille comme les autres, sortir avec ses copines et surtout, rencontrer l’amour.

L’auscultation du Dr Fatale

Le manga qui a propulsé Naoki Urasawa

Et voilà, encore une merveilleuse série par un, sinon le, mangaka le plus doué de sa génération. Avant Monster, 20th century boys, Pluto et Asadora était Yawara !

La création et la publication japonaise de ce manga feuilletonnant remonte à 1987. Sans doute inspiré par la proximité de Jeux Olympiques de 1992, Naoki Urasawa a travaillé sur cette série de 1987 à 1993. La série compte 20 volumes et verra son héroïne évoluer de ses 16 ans jusqu’à ses 22 ans.

On y reconnait déjà ce qui sera la marque de fabrique et le talent de conteur de Naoki Urasawa : son trait efficace et épuré, des personnages concrets et bien construits et un sens aigu du découpage et du rythme du récit.

C’est amusant de découvrir en 2022 une des oeuvres fondatrices de l’auteur. Je l’ai découvert avec 20th century boys, récit haletant, tendu son fond de mystère et de sectarisme. Je continue à la suivre avec sa série en cours Asadora qui met en scène une jeune fille aventureuse confrontée à un monstre fantastique. Avec Yawara, Naoki Urasawa nous amène au croisement du manga de sport et de la comédie romantique. Et l’on sent qu’il y a pris beaucoup de plaisir. Et le public japonais. Cette première série longue le propulse sous les feux de la rampe et la voie du succès. Elle est tellement appréciée au Japon qu’elle aurait provoqué une inattendue judomania.

Des personnages au caractère bien trempé!

Yawara repose sur un ressort comique : l’obsession du grand-père entraineur pour la médaille d’or et la médaille d’honneur de la nation et le souhait de Yawara d’être une lycéenne comme les autres. Ainsi Yawara est plutôt modeste, fleur bleue, attentive aux autres.

Le grand-père est un mélange de pygmalion, de roublardise, de gourmandise et de sans-gêne. Tous les moyens sont bons pour amener Yawara au but qu’il lui a fixé. Il n’hésitera donc pas à fouiller sa chambre, lui coller la honte au lycée et menacer l’idol qu’elle vénère. Je crois bien qu’il n’y a pas une seule planche où on ne le voit pas en train de se goinfrer 🙄.

Pour motiver son élève récalcitrante, Papy lui fabrique de toute pièce une Rivale. Ce sera Sayaka Honami, vedette sportive qui semble exceller dans tous les sports qu’elle entreprend. Son caractère est à l’exact opposé de celui de Yawara. Vantarde, sûre d’elle, elle adore les feux des projecteurs.

Sayaka est entrainée par Shinnosuke Kazamatsuri, judoka brillant qui n’a pas réussi à percer car il souffre d’une anxiété maladive. Je vous ai dit que Yawara était une comédie romantique, voilà le joli coeur, celui qui tape dans l’œil de Yawara et l’un des angles du trio amoureux.

L’autre intérêt amoureux potentiel, c’est Matsuda, journaliste spotive pour un journal de seconde zone. Il découvre Yawara quand elle exécute une prise de judo parfaite pour neutraliser un voleur en pleine rue. Dès lors, il n’aura de cesse de vouloir révéler son talent au grand jour. Je le désigne comme un intérêt amoureux potentiel parce que dans le premier volume, cela semble bien mal parti.

Planche, premier chapitre de Yawara! de Naoki Urasawa

Mon avis en quelques lignes

J’adore. Cette série publiée par Big Kana est un véritable coup de coeur. Elle est drôle, pétillante, dynamique, rythmée. Le trait de Naoki Urasawa me convient très bien. J’ai également un vrai attachement pour les personnages et je suis ravie de pouvoir les suivre pendant 20 volumes.

Je recommande chaudement la lecture de Yawara !

La prescription du Dr Fatale

Happy, l’autre manga sportif de Naoki Urasawa, cette fois ci dans le milieu du tennis.

Résumé de l’éditeur :

Depuis la mort de ses parents, Miyuki Umino élève seule ses frères et soeurs. Un beau jour, elle reçoit la visite de deux yakusas qui lui demandent le remboursement d’une dette de 250 millions de yens contracté par son frère aîné dont elle est sans nouvelles. Pour échapper à la prostitution, elle quitte le lycée et décide d’entamer une carrière de joueuse de tennis professionnelle. Douée dans cette discipline, elle a déjà remporté de nombreux prix cependant maintenant elle doit exceller et remporter les plus grands championnats afin de rembourser rapidement son créancier qui préfèrerait la voir sur un trottoir.

Ranma 1/2 de Rumiko Tagahashi aux éditions glénat.

On y retrouve les mêmes ingrédients que dans Yawara! Humour, romance que l’on devine et sport de combat. Avec en plus une pointe de fantastique et de fantaisie.

Résumé de l’éditeur :

Un jeune garçon et son père, tous deux adeptes des arts martiaux effectuent un voyage initiatique en Chine. Au cours d’un de leurs exercices rituels, ils plongent malencontreusement dans un lac aux propriétés mystérieuses. Suite à cette baignade forcée, certains bouleversements vont s’opérer dans leurs structures corporelles. Dorénavant, au contact de l’eau chaude, ou de l’eau froide, le père se métamorphose en Panda, et son fils en jeune fille. Dès lors toute une suite de quiproquos et d’aventures imaginatives ne cessent de leur arriver…

Touch de Mitsuru Adachi aux éditions Glénat.

Un manga tragi-comique qui met en scène un triangle amoureux mais aborde également le douloureux sujet du travail du deuil. Tout cela sur fond de base ball.

Résumé de l’éditeur :

Tatsuya et Kazuya Uesugi sont des frères jumeaux. Tatsuya , l’aîné est d’une nature optimiste, mais ne connait pas le sens du mot « efforts ». Au contraire Kazuya, le cadet, ne ménage pas les siens. Ses résultats scolaires sont excellents, et il est en plus l’as du base-ball du collège Meisei.

Et puis, il y a leur voisine : la belle et rayonnante Minami Asakura. Nos trois héros ont rapidement grandi, profitant d’une maison de jeu construite par les deux familles sur une partie commune.

Le temps passant, la maison de jeu est devenue une salle d’étude, tandis que les années ont vu arriver de légers changements. Maintenant, tout le monde pense que Tatsuya et Minami ne sont que des amis d’enfance, mais il y a forcément quelque chose entre la jeune fille et Kazuya.

A vous !

On pourrait citer de nombreux autres mangas de sport : le fameux capitaine Tsubasa (Olive et Tom pour l’anime), Slam Dunk sur le basket, Hikaru No Go sur la pratique du Go.

Dites-moi en commentaire quel est votre manga de sport préféré.

je vous souhaite de bonnes lectures et que l’imagination soit avec vous!

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